La Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) franchit une étape majeure de son évolution avec l'entrée du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) dans son capital. Approuvée le 17 juin 2026 à Abidjan par le Conseil d'administration de la BAD, cette prise de participation de 30 millions de dollars marque la première ouverture du capital de la BIDC à une institution internationale de financement du développement.

La Banque africaine de développement (BAD) devient le premier investisseur institutionnel international au capital de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Cette opération historique, accompagnée d’une ligne de crédit de 70 millions de dollars, renforce les capacités financières de l’institution régionale et ouvre une nouvelle étape dans son ambition de financer la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest.

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Les experts du FMI saluent l’engagement continu des autorités ainsi que leur volonté de remédier aux vulnérabilités budgétaires, en poursuivant des réformes visant à renforcer la gestion des finances publiques, la gouvernance budgétaire et la transparence. Entre les lignes, l’Institution de Bretton-Woods est satisfaite du réalisme et de la flexibilité des autorités sénégalaises qui laissent toutes les options ouvertes pour le traitement de la dette, y compris la restructuration.

Au terme d’une très attendue mission à Dakar dont l’objet était d’évaluer la situation économique du pays et poursuivre les échanges avec le gouvernement sur l’explosif dossier de la dette, une équipe d’experts du FMI conduite par Mercedes Vera Martin, a publié un communiqué lundi 22 juin. Derrière un langage diplomatique et lissé, se cachent quelques messages subliminaux.   

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L'année 2025 marque un nouveau tournant pour Expertise France. L'agence a enregistré une progression de 28 % de son chiffre d'affaires par rapport à 2024, atteignant 572 millions d'euros. Dans le même temps, le volume des nouveaux contrats signés s'est élevé à 680 millions d'euros, témoignant de la confiance renouvelée des bailleurs internationaux et des États partenaires.

Dix ans après sa création, Expertise France confirme son rôle majeur dans la coopération technique internationale. En 2025, l’agence publique française a enregistré des résultats historiques, tout en consolidant son ancrage sur le continent africain, qui représente désormais plus des deux tiers de ses activités. Une dynamique qui s’accompagne d’une ambition affirmée : être toujours plus proche des partenaires locaux pour répondre aux défis du développement, de la résilience et de l’innovation.

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Le message du général Mamadi Doumbouya est sans ambiguïté : l’ère de l’exploitation passive du sous-sol guinéen est révolue. Reçu par les opérateurs du secteur aurifère, le chef de l’État a coupé court à toute velléité de dialogue, affirmant qu’il n’était pas venu pour négocier mais pour imposer une nouvelle donne.

Le président guinéen a annoncé l’interdiction immédiate et définitive de l’exportation d’or brut. Lors d’une réunion stratégique tenue le 19 juin 2026, le chef de l’État a affiché sa fermeté face aux compagnies minières, conditionnant désormais le maintien de leurs licences à la transformation locale du précieux métal. Un ultimatum sans concession aux acteurs miniers.

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Pendant longtemps, les politiques agricoles africaines ont principalement été pensées sous l'angle de la production. Produire davantage. Étendre les surfaces cultivées. Accroître les rendements. Or le véritable défi africain n'est plus uniquement celui de la production agricole. Il est celui de l'organisation des chaînes de valeur. Dans ce contexte, une notion devient absolument centrale : l'agrégation.

L’Afrique possède près de 60 % des terres arables non exploitées de la planète. Pourtant, le continent continue d’importer massivement des produits alimentaires transformés, demeure exposé à la volatilité des marchés internationaux et voit une partie considérable de la valeur créée par ses ressources agricoles captée hors de ses territoires. Ce paradoxe n’est pas seulement économique : il est stratégique, social, politique et géopolitique.

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Fitch a fondé son évaluation sur une dynamique de croissance de l’économie ivoirienne : Après une progression de 6,5% du PIB en 2025, la croissance s’établirait à 6,3% cette année. A ce niveau de performance, fait remarquer Fitch, la Côte d’Ivoire affiche le double du taux médian des pays notés « BB ».

La signature de la Côte d’Ivoire garde une cote élevée sur les marchés financiers internationaux. L’agence de notation financière Fitch Ratings a confirmé la note souveraine de long terme du Trésor à «BB» assortie d’une perspective stable. Ses analystes soulignent «la vigueur de la croissance économique, la qualité de la gestion budgétaire et la résilience du cadre macroéconomique malgré un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques.»

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Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.

Le Royaume du Maroc est plus que jamais à l’avant-garde de la stabilité africaine et de la lutte contre la violence des groupes fanatiques et séparatistes. En effet, à quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde, le Maroc enchaîne trois événements qui disent long sur son rôle dans la sécurité du continent. Les 9 et 10 juin, El Jadida accueille une réunion de la plateforme de Marrakech (réseau antiterroriste africain) coorganisée par le Maroc et l’UNOCT. Le 10 juin, le think tank PCNS dévoile en avant-première son rapport annuel sur la géopolitique de l’Afrique 2026. Enfin, les 11 et 12 juin, Rabat organise la 10ᵉ édition de l’APSACO 2026, conférence majeure sur la paix et la sécurité en Afrique. Ces rendez-vous rapprochés ne tombent pas par hasard !

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Construire des écosystèmes pour les industries créatives & culturelles numériques viables (animation, jeux vidéo, mise en récit numérique). Il existe une scène que des millions d’enfants africains ont vécue sans jamais la nommer, allumer une console, une tablette ou un téléphone, et ne jamais se reconnaître dans aucun personnage à l’écran. Pas leur visage, pas leur langue, pas leurs mythes. Les héros viennent d’ailleurs, d’Amérique, du Japon, d’Europe, et les enfants apprennent, imperceptiblement, que les grandes histoires se racontent à d’autres latitudes.

À l’initiative de Benoist Di Bento, Mohamed Zoghlami partage sa réflexion sur les industries créatives et culturelles numériques africaines. L’Afrique possède l’un des patrimoines narratifs les plus riches au monde, mais ses industries créatives numériques restent encore dépendantes d’infrastructures, de plateformes et de modèles économiques étrangers. Jeux vidéo, animation, intelligence artificielle et storytelling immersif deviennent désormais des enjeux de souveraineté culturelle, technologique et économique.

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Le message du général Mamadi Doumbouya est sans ambiguïté : l’ère de l’exploitation passive du sous-sol guinéen est révolue. Reçu par les opérateurs du secteur aurifère, le chef de l’État a coupé court à toute velléité de dialogue, affirmant qu’il n’était pas venu pour négocier mais pour imposer une nouvelle donne.

Le président guinéen a annoncé l’interdiction immédiate et définitive de l’exportation d’or brut. Lors d’une réunion stratégique tenue le 19 juin 2026, le chef de l’État a affiché sa fermeté face aux compagnies minières, conditionnant désormais le maintien de leurs licences à la transformation locale du précieux métal. Un ultimatum sans concession aux acteurs miniers.

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Pendant longtemps, les politiques agricoles africaines ont principalement été pensées sous l'angle de la production. Produire davantage. Étendre les surfaces cultivées. Accroître les rendements. Or le véritable défi africain n'est plus uniquement celui de la production agricole. Il est celui de l'organisation des chaînes de valeur. Dans ce contexte, une notion devient absolument centrale : l'agrégation.

L’Afrique possède près de 60 % des terres arables non exploitées de la planète. Pourtant, le continent continue d’importer massivement des produits alimentaires transformés, demeure exposé à la volatilité des marchés internationaux et voit une partie considérable de la valeur créée par ses ressources agricoles captée hors de ses territoires. Ce paradoxe n’est pas seulement économique : il est stratégique, social, politique et géopolitique.

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La Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) franchit une étape majeure de son évolution avec l'entrée du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) dans son capital. Approuvée le 17 juin 2026 à Abidjan par le Conseil d'administration de la BAD, cette prise de participation de 30 millions de dollars marque la première ouverture du capital de la BIDC à une institution internationale de financement du développement.

La Banque africaine de développement (BAD) devient le premier investisseur institutionnel international au capital de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Cette opération historique, accompagnée d’une ligne de crédit de 70 millions de dollars, renforce les capacités financières de l’institution régionale et ouvre une nouvelle étape dans son ambition de financer la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest.

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3,2 milliards de dollars. Après un net recul en 2023 et 2024, les levées de fonds dans les start-up africaines ont rebondi de 40 % en 2025, selon le bilan annuel de The Big Deal. Sans retrouver les sommets de 2021 et 2022 (4,4 et 4,6 milliards de dollars), 2025 figure sur le podium des meilleures années enregistrées. « L’Afrique est sortie de deux années de funding squeeze (« gel des investissements », NDLR).

Après deux années de reflux, les levées de fonds des start-up africaines sont reparties à la hausse en 2025. Avec 82 % des financements captés, le « Big Four » (Afrique du Sud, Égypte, Kenya et Nigeria) reste hégémonique. Mais d’autres écosystèmes tech attractifs émergent : Sénégal, Bénin, Ghana, Maroc, Côte d’Ivoire… Portés notamment par la création d’un fonds panafricain de 60 milliards de dollars dédié à l’IA, la tendance pourrait se poursuivre en 2026, selon l’homme d’affaires Sidi Mohamed Kagnassi.

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Agroalimentaire

Pendant longtemps, les politiques agricoles africaines ont principalement été pensées sous l'angle de la production. Produire davantage. Étendre les surfaces cultivées. Accroître les rendements. Or le véritable défi africain n'est plus uniquement celui de la production agricole. Il est celui de l'organisation des chaînes de valeur. Dans ce contexte, une notion devient absolument centrale : l'agrégation.

L’Afrique possède près de 60 % des terres arables non exploitées de la planète. Pourtant, le continent continue d’importer massivement des produits alimentaires transformés, demeure exposé à la volatilité des marchés internationaux et voit une partie considérable de la valeur créée par ses ressources agricoles captée hors de ses territoires. Ce paradoxe n’est pas seulement économique : il est stratégique, social, politique et géopolitique.

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