La Banque africaine de développement (BAD) devient le premier investisseur institutionnel international au capital de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Cette opération historique, accompagnée d’une ligne de crédit de 70 millions de dollars, renforce les capacités financières de l’institution régionale et ouvre une nouvelle étape dans son ambition de financer la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest.
Au terme d’une très attendue mission à Dakar dont l’objet était d’évaluer la situation économique du pays et poursuivre les échanges avec le gouvernement sur l’explosif dossier de la dette, une équipe d’experts du FMI conduite par Mercedes Vera Martin, a publié un communiqué lundi 22 juin. Derrière un langage diplomatique et lissé, se cachent quelques messages subliminaux.
Dix ans après sa création, Expertise France confirme son rôle majeur dans la coopération technique internationale. En 2025, l’agence publique française a enregistré des résultats historiques, tout en consolidant son ancrage sur le continent africain, qui représente désormais plus des deux tiers de ses activités. Une dynamique qui s’accompagne d’une ambition affirmée : être toujours plus proche des partenaires locaux pour répondre aux défis du développement, de la résilience et de l’innovation.
Le président guinéen a annoncé l’interdiction immédiate et définitive de l’exportation d’or brut. Lors d’une réunion stratégique tenue le 19 juin 2026, le chef de l’État a affiché sa fermeté face aux compagnies minières, conditionnant désormais le maintien de leurs licences à la transformation locale du précieux métal. Un ultimatum sans concession aux acteurs miniers.
L’Afrique possède près de 60 % des terres arables non exploitées de la planète. Pourtant, le continent continue d’importer massivement des produits alimentaires transformés, demeure exposé à la volatilité des marchés internationaux et voit une partie considérable de la valeur créée par ses ressources agricoles captée hors de ses territoires. Ce paradoxe n’est pas seulement économique : il est stratégique, social, politique et géopolitique.
Longtemps perçue comme un continent condamné à rester dépendant des matières premières, l’Afrique entre dans une nouvelle phase de son histoire économique. Le rapport 2025 du RED Index, publié par The Business Council for Africa, affirme que l’industrialisation africaine n’est plus une utopie mais une…
Longtemps perçue comme un continent condamné à rester dépendant des matières premières, l’Afrique entre dans une nouvelle phase de son…
L’Afrique dispose d’atouts immenses pour devenir l’un des nouveaux centres industriels du monde. Pourtant, le rapport 2025 du RED Index…
La signature de la Côte d’Ivoire garde une cote élevée sur les marchés financiers internationaux. L’agence de notation financière Fitch Ratings a confirmé la note souveraine de long terme du Trésor à «BB» assortie d’une perspective stable. Ses analystes soulignent «la vigueur de la croissance économique, la qualité de la gestion budgétaire et la résilience du cadre macroéconomique malgré un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques.»
Le Royaume du Maroc est plus que jamais à l’avant-garde de la stabilité africaine et de la lutte contre la violence des groupes fanatiques et séparatistes. En effet, à quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde, le Maroc enchaîne trois événements qui disent long sur son rôle dans la sécurité du continent. Les 9 et 10 juin, El Jadida accueille une réunion de la plateforme de Marrakech (réseau antiterroriste africain) coorganisée par le Maroc et l’UNOCT. Le 10 juin, le think tank PCNS dévoile en avant-première son rapport annuel sur la géopolitique de l’Afrique 2026. Enfin, les 11 et 12 juin, Rabat organise la 10ᵉ édition de l’APSACO 2026, conférence majeure sur la paix et la sécurité en Afrique. Ces rendez-vous rapprochés ne tombent pas par hasard !
À l’initiative de Benoist Di Bento, Mohamed Zoghlami partage sa réflexion sur les industries créatives et culturelles numériques africaines. L’Afrique possède l’un des patrimoines narratifs les plus riches au monde, mais ses industries créatives numériques restent encore dépendantes d’infrastructures, de plateformes et de modèles économiques étrangers. Jeux vidéo, animation, intelligence artificielle et storytelling immersif deviennent désormais des enjeux de souveraineté culturelle, technologique et économique.
À l’heure où l’Organisation des Nations Unies ressemble de plus en plus à une organisation paralysée par les vetos croisés et la polarisation extrême des grandes puissances, le profil du…
L'édito
Tous les éditosL’Afrique exporte du cobalt, du lithium, du phosphate, du manganèse, du fer, du cuivre et du gaz. Le monde entier convoite ses minerais stratégiques, ses terres rares et sa jeunesse.…
Le président guinéen a annoncé l’interdiction immédiate et définitive de l’exportation d’or brut. Lors d’une réunion stratégique tenue le 19 juin 2026, le chef de l’État a affiché sa fermeté face aux compagnies minières, conditionnant désormais le maintien de leurs licences à la transformation locale du précieux métal. Un ultimatum sans concession aux acteurs miniers.
L’Afrique possède près de 60 % des terres arables non exploitées de la planète. Pourtant, le continent continue d’importer massivement des produits alimentaires transformés, demeure exposé à la volatilité des marchés internationaux et voit une partie considérable de la valeur créée par ses ressources agricoles captée hors de ses territoires. Ce paradoxe n’est pas seulement économique : il est stratégique, social, politique et géopolitique.
Le président Bassirou Diomaye Faye a inauguré une nouvelle usine textile à Diamniadio, un investissement de 6 milliards de FCFA porté par le groupe turc AVCI Global Industrie. Objectif affiché : accélérer la transformation locale du coton sénégalais et réduire la dépendance aux importations de vêtements.
La Banque africaine de développement (BAD) devient le premier investisseur institutionnel international au capital de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Cette opération historique, accompagnée d’une ligne de crédit de 70 millions de dollars, renforce les capacités financières de l’institution régionale et ouvre une nouvelle étape dans son ambition de financer la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest.
Après deux années de reflux, les levées de fonds des start-up africaines sont reparties à la hausse en 2025. Avec 82 % des financements captés, le « Big Four » (Afrique du Sud, Égypte, Kenya et Nigeria) reste hégémonique. Mais d’autres écosystèmes tech attractifs émergent : Sénégal, Bénin, Ghana, Maroc, Côte d’Ivoire… Portés notamment par la création d’un fonds panafricain de 60 milliards de dollars dédié à l’IA, la tendance pourrait se poursuivre en 2026, selon l’homme d’affaires Sidi Mohamed Kagnassi.
Anthropic a dû suspendre brutalement ses modèles d’IA Fable 5 et Mythos 5, sous la contrainte d’une directive américaine. Cette décision, officiellement motivée par des préoccupations de sécurité nationale, intervient alors que la start-up prépare son introduction en Bourse.
Agroalimentaire
L’Afrique possède près de 60 % des terres arables non exploitées de la planète. Pourtant, le continent continue d’importer massivement des produits alimentaires transformés, demeure exposé à la volatilité des marchés internationaux et voit une partie considérable de la valeur créée par ses ressources agricoles captée hors de ses territoires. Ce paradoxe n’est pas seulement économique : il est stratégique, social, politique et géopolitique.
Sciences & Environnement
Réunis à Mombasa au Kenya le 18 juin 2026 à l’occasion de la première édition africaine de la conférence Our Ocean, les dirigeants mondiaux ont annoncé 6,4 milliards de dollars d’engagements pour l’océan.
L’Afrique dispose d’atouts immenses pour devenir l’un des nouveaux centres industriels du…
Sports
Le marathon Sanlam du Cap vient de franchir une étape décisive en intégrant officiellement l’Abbott World Marathon Majors (AbbottWMM), le circuit le plus prestigieux du marathon mondial. Une consécration historique qui fait de la course sud-africaine le premier Marathon Major jamais organisé sur le continent africain.






![Éclairage | Chaînes de valeur agricoles en Afrique : l’agrégation comme levier de souveraineté, d’industrialisation et de transformation systémique [Par Pierre-Samuel Guedj] Pendant longtemps, les politiques agricoles africaines ont principalement été pensées sous l'angle de la production. Produire davantage. Étendre les surfaces cultivées. Accroître les rendements. Or le véritable défi africain n'est plus uniquement celui de la production agricole. Il est celui de l'organisation des chaînes de valeur. Dans ce contexte, une notion devient absolument centrale : l'agrégation.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Champ-de-coton-au-Nord-de-lOuganda--320x132.webp)





![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)
![Tribune | Bataille mondiale des imaginaires : «pour une souveraineté créative numérique africaine » [Par Mohamed Zoghlami] Construire des écosystèmes pour les industries créatives & culturelles numériques viables (animation, jeux vidéo, mise en récit numérique). Il existe une scène que des millions d’enfants africains ont vécue sans jamais la nommer, allumer une console, une tablette ou un téléphone, et ne jamais se reconnaître dans aucun personnage à l’écran. Pas leur visage, pas leur langue, pas leurs mythes. Les héros viennent d’ailleurs, d’Amérique, du Japon, d’Europe, et les enfants apprennent, imperceptiblement, que les grandes histoires se racontent à d’autres latitudes.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Aurion-450x253.jpg)






![Éclairage | Chaînes de valeur agricoles en Afrique : l’agrégation comme levier de souveraineté, d’industrialisation et de transformation systémique [Par Pierre-Samuel Guedj] Pendant longtemps, les politiques agricoles africaines ont principalement été pensées sous l'angle de la production. Produire davantage. Étendre les surfaces cultivées. Accroître les rendements. Or le véritable défi africain n'est plus uniquement celui de la production agricole. Il est celui de l'organisation des chaînes de valeur. Dans ce contexte, une notion devient absolument centrale : l'agrégation.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Champ-de-coton-au-Nord-de-lOuganda--450x185.webp)













